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Interview exclusive de Cristaline, la bouteille en plastique qui a heurté la tête de Dimitri Payet !

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« L’être humain tire le bouchon un peu trop loin… » : Interview exclusive de Cristaline, la bouteille en plastique qui a heurté la tête de Dimitri Payet !

Groupama Stadium, 20h55, la tension est à son comble pour ce qui sera le premier et dernier corner du match. Les protagonistes se pressent dans la surface de réparation. Dimitri Payet s’approche du poteau de corner quand soudain….blackout. Une bouteille en plastique heurte sa tempe droite. Entretien avec l’arme du crime.

Bonjour, Cristaline, comment ça va ? 

« J’ai connu mieux… mais vous savez dans le secteur de l’embouteillage, on a l’habitude de se prendre des taquets et d’être abandonné n’importe où. Le marathon de Paris c’est 436 497 bouteilles en plastique distribuées (Zero Waste), et autant vous dire que le soir, c’est pas forcément la teuf dans la poubelle jaune. »

Je crois donc comprendre que les participants et spectateurs des événements sportifs ne trient pas leurs déchets ? Les français ont le droit de savoir !

« Non, on est pas toujours bien jetée, dans ma communauté. L’être humain nous utilise mal, il tire le bouchon un peu trop loin. Et même en France on est à peine 58% de bouteilles en plastique à être collectées (AMORCE), alors recyclées j’vous en parle pas.

Aujourd’hui on sait plus faire la différence entre une tribune, un joueur, un stade une poubelle ou les calanques. Et je ne vous parle même pas de mes cousines qui terminent dans la forêt ou sur la plage. J’ai finalement eu la chance, en m’approchant de ce joueur à la coiffure douteuse, de devenir l’ambassadrice de toutes les bouteilles en plastiques jetées par terre. »

Je ne comprends pas si vous vous considérez comme agresseuse ou agressée ?

« Écoutez, moi j’ai de la bouteille ! Je sais pertinemment que je me suis tapé l’affiche lors de ce match entre l’OM et le FC Lyon.

C’est l’être humain dans un stade qui décide de notre avenir à nous, bouteilles en plastique. Je ne veux pas être jetée par terre car je sais que je vaux mieux que ça. J’ai entendu dire que mes sœurs sont transformées en basket ou même en bijoux, vous vous rendez compte ! Être jetée par terre n’est pas une fatalité et les choses doivent changer. »

Est-ce que ce moment a changé votre vie ?

Je savais pertinemment que je prenais un risque en entrant dans un stade…je ne suis pas gourde ! Une gourde, ça se jette pas.

Personne ne prend soin de moi dans la vie. On m’prend on m’jette. J’aimerais qu’on me donne un peu plus de valeur. J’pense qu’il faudrait qu’on m’interdise de stade pour le bien de toutes et tous.

Finalement, si l’eau c’est la vie, mieux vaut des points de rafraîchissement dans les stades non ?

Un dernier mot ?

Même si une ligue des champions nous sépare, j’aimerais profiter de cette interview pour que les -niçois et les lyonnais cessent de nous jeter n’importe où et se mettent eux aussi à ramasser 1 Déchet par jour.